Chrysler 2011

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Le début d'un temps nouveau

Depuis que Fiat s’est porté au secours de Chrysler en 2009, seulement deux nouveaux produits ont vu le jour : la division HD des camions RAM et le Jeep Grand Cherokee. En coulisse, ingénieurs et designers travaillaient sans relâche afin de repenser la gamme de produits qu’offre la compagnie, mais, surtout, repenser la façon de faire les choses. On est trop conscients qu’un laisser-aller chronique a miné la qualité des produits et l’image de l’entreprise au cours des dernières années.

L’impact de Fiat

« Il faut donner beaucoup de crédit à Sergio Marchionne, le grand patron de Fiat », confie Reid Bigland, président de Chrysler Canada. « Un budget de 24 milliards réparti sur cinq ans nous a été alloué pour le développement de nouveaux produits. Déjà, cinq milliards ont été investis. En tout, nous introduirons 16 nouveaux produits au cours des prochains mois et cela n’aurait pas été possible sans la disponibilité de ces liquidités. » Aujourd’hui, Chrysler est prête à partager avec le public le fruit de ses efforts. La première opération médiatique d’importance a consisté au dévoilement de huit produits parmi lesquels on compte deux véhicules entièrement revus ainsi que six autres qui ont subi des modifications importantes de mi-parcours. Ces dernières laissent entrevoir de très belles choses. Quant aux deux nouveaux produits, c’est simple, sans le logo Dodge qui les identifie, on les croirait fabriqués par un autre constructeur. Oui, c’est le début d’un temps nouveau chez Chrysler.

Chez Dodge

Dodge présente deux nouveaux produits : l’utilitaire Durango et la berline musclée Charger. Outre de nouvelles lignes et une signature repensée, on note principalement des modifications majeures au niveau de la mécanique, de la suspension et des habitacles.

Premièrement, soulignons la présence attendue du nouveau moteur V6 de 3,6 litres Pentastar. Ce dernier montre des premiers signes forts encourageants. Sa puissance, évaluée à 292 chevaux, se montre plus que suffisante. De plus, il promet d’être frugal grâce à l’intervention de systèmes telles la distribution à programme variable et l’utilisation d’une servodirection électrohydraulique, entre autres. Pour ce qui est du moteur HEMI, il hérite aussi de la distribution à programme variable, mais également d’un système de désactivation des cylindres.

À bord du Charger, le V6 montre du mordant. Sous le capot du Durango, même s’il doit composer avec un poids plus important, on le sent tout aussi compétent. Équipé de ce moteur, le Durango peut remorquer des charges totalisant 6200 livres, un fait d’armes qui fait rayonner la haute direction.

Avec le moteur V8 HEMI de 5,7 litres, cette capacité de charge passe à 7200 livres. Quant au Charger équipé du moteur HEMI, il s’agit d’une véritable bombe; un Muscle Car à quatre portes, rien de moins.

Le nerf de la guerre

Cependant, tous ces efforts seraient vains si un sérieux travail n’avait pas été effectué au niveau de la dynamique de conduite. Ralph Gilles, président et chef de la direction de Dodge et vice-président design du groupe Chrysler, a rappelé à quel point il était important de redonner à Dodge cette image qui a été perdue avec le temps. Pour cela, il fallait revoir la calibration des suspensions, revoir la direction et le dynamisme des véhicules. En fait, les changements apportés à la structure des produits sont nombreux et significatifs : bagues de suspension, freins, amortisseurs, bref, tout y a passé.

Au volant, le résultat n’est rien de moins que spectaculaire. Le Charger démontre un aplomb qu’on ne lui connaissait pas cependant que la direction fait preuve d’une précision qu’on n’espérait plus d’un produit signé Chrysler. Dans le cas du Durango, il s’est de loin avéré une surprise en soi. Sur les routes de campagne sinueuses de la région de San Francisco, c’est à peine si l’on sentait un effet de roulis lorsque nous enfilions les virages. La stabilité de la caisse est franchement impressionnante et le confort n’a pas été pour autant sacrifié. La tenue de cap et la maniabilité sont à des sommets jamais vus.

À l’intérieur

« L’autre élément dont on connaissait la faiblesse, c’est la qualité de nos habitacles », confie Klauss Busse, chef du design intérieur. L’équipe de designers a eu le feu vert et a travaillé de concert avec les ingénieurs afin de créer, encore une fois, du jamais vu chez ce fabricant. La présentation visuelle est désormais de très bon goût, mais surtout, la qualité des matériaux utilisés est aux antipodes de la triste tradition de la bannière. L’ère des plastiques bon marché est révolue. On a désormais droit à des cuirs de qualité, des matériaux doux au toucher et leur assemblage, à première vue, ne démontre pas de faille majeure.

Chez Chrysler

Du côté de Chrysler, la recette est identique. Une balade à bord de la Chrysler 200, une Sebring partiellement revue à l’extérieur, mais complètement modifiée à l’intérieur et au niveau de sa structure, s’est avérée la surprise de la deuxième journée d’essai. Cette voiture, à défaut d’être belle, a le mérite d’offrir une expérience de conduite qui va faire jaser. La direction est très précise, la connexion avec la route est surprenante et la tenue de route est franchement impressionnante. En fait, les premiers signes laissant voir une limite au travail de la suspension ont été ressentis en virage à une vitesse d’environ 120 km/h. Dans son segment, elle se montre désormais nettement plus intéressante à conduire que plusieurs de ses rivales; un match comparatif s’impose!

Et il en va de même pour l’ensemble des modifications et mises à jour apportées aux autres produits.

Le duo Dodge Grand Caravan et Chrysler Town& Country, qui occupe ensemble 75 % des parts de marché de la fourgonnette au Canada, propose, outre des changements stylistiques mineurs, des intérieurs revus et repensés ainsi qu’une dynamique de conduite qui les places nez à nez avec leurs rivales japonaises. Oui, vous avez bien lu!

Les Dodge Journey et Avenger ont eux aussi subi le même traitement. Cependant, l’horaire très chargé du lancement ne nous a pas permis de prendre le volant de ces deux produits.

La cerise sur le sundae

Enfin, Dodge a profité de ce lancement pour dévoiler une toute nouvelle version du Challenger, soit une munie du le légendaire moteur 392. Avec ce V8 HEMI de 6,7 litres, la voiture voit sa puissance passer à 470 chevaux et autant de livres-pieds de couple. Sur le circuit d’Infineon, nous avons eu l’occasion de faire quelques tours de piste pour réaliser que la voiture est conçue pour arracher du bitume au son d’une musique enivrante. En bref, la direction de la Challenger se veut aussi plus précise et la suspension de cette version 392 a été renforcée afin d’être capable d’endurer les tortures qu’un pilote profitant d’autant de puissance sera à même de lui faire subir. 1492 exemplaires seront assemblés, soit 1100 pour le marché américain et 392 pour le marché canadien.

Conclusion

En bref, Dodge est en train de se métamorphoser. Les premiers signes sont très prometteurs et laissent entrevoir un avenir plus rose à l’entreprise qui, il y a un an et demi à peine, se plaçait sous la protection de la loi sur les faillites. Oui, c’est vraiment le début d’un temps nouveau chez Chrysler.

Prix :

Dodge Durango : SXT : 37 995 $

Crew Plus : 45 995 $

Citadel : 49 995 $

Dodge Charger : SE : 29 995 $

SXT 31 995 $

SXT Plus : 33 995 $

R/T : 37 995 $

R/T Routes et Pistes : 38 995 $

R/T TI : 39 995 $

Dodge Journey : Valeur plus : 20 995 $

SE Plus : 22 495 $

SXT : 25 995 $

Crew : 27 995 $

R/T TI : 30 995 $

Dodge Grand Caravan : Valeur plus : 22 995 $

SXT : 25 995 $

Crew : 28 995 $

Crew Plus : 36 995 $

Cherysler Town & Country : Touring : 34 995 $

Touring L : 36 995 $

Limited : 40 995 $

Chrysler 200 : LX : 19 995 $

Touring : 23 995 $

Limited : 27 995 $

Dodge Avenger :  Limited : 27 495 $

Dodge Challenger : SXT : 26 995 $

SXT Plus : 28 995 $

R/T : 36 935 $

R/T Classic : 38 390 $

SRT8 392 : 47 995 $

Édition inaugural 392 : 49 990 $

 

-30-

Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2011. On peut également l’entendre à l’émission Dutrizac, l’après-midi tous les vendredis à 14 :05 sur les ondes du 98,5 fm à Montréal.

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Recent comments

  • Jean Côté
    February 03, 2011 - 11:11

    Je me demande pourquoi il n'est jamais question de commenter les camions (pick up) dans les différentes tribunes de critiques automobiles ? J'aimerais avoir votre appréciation sur le Dodge Ram 1500 (Off road TRX 4X4) 2010 avec moteur Hemi 5.7 litres et ses compétiteurs Ford 150 et GM Sierra et Silverado ? Merci de votre attention. Jean Côté Alma