Le sénateur-boxeur s'excuse à une femme

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Encore une affaire de Twitter

Jab dans le vide...

Il y a deux semaines le ministre de l'immigration Jason Kenney a écrit sur « Twitter » que le premier ministre adjoint d'Alberta, Tom Lukaszuk, était « un parfait trou de cul. »

Son « tweet » par erreur s'est rendu à tous ses confrères députés conservateurs d'Alberta.

De là l'information a fait le tour de l'Alberta et des manchettes, et Kenney, qui est un député de l'Alberta, était dans l'eau chaude - très chaude.

Quelqu'un du bureau du Premier ministre Stephen Harper l'a appelé pour lui dire de s'excuser officiellement, chose que Kenney a fini par faire sur le bout des dents.

On aurait cru que les conservateurs auraient appris leur leçon.

Mais voilà que cette semaine, le sénateur conservateur Patrick Brazeau, celui qui s'est fait casser la gueule dans un combat de boxe par le très habile Justin Trudeau, est allé se mettre les pieds dans les mêmes plats que Kenney.

La journaliste de la Presse canadienne Jennifer Ditchburn avait écrit sur le fil de l'agence que de tous les 105 sénateurs, Brazeau avait le pire taux d'absences au sénat.

Il avait assisté à seulement 21 pourcent des 79 séances du sénat l'année dernière. Sa participation au comité des Premières Nations (Brazeau est autochtone) était encore pire. Brazeau était à quatre jours d'être mis à l'amende pour ses nombreuses absences.

Et ça pour un sénateur de 39 ans payé 134,400 $ par année jusqu'à l'âge de 75 ans, suivi d'une pension à vie de 95 000 $ par année pour le reste de sa vie. On parle de plus de 6 millions $. Ça vaut au moins plus que d'aller faire un tour de temps en temps.

La journaliste n'a rien écrit qui n'était pas exacte. C'était simplement que la nouvelle n'a pas plu à Monsieur-le-boxeur-sénateur.

Il a répondu au monde entier sur son Twitter que Ditchburn était « une chienne » (a bitch) en lui conseillant de changer son nom de famille de « Ditchburn » à « Bitchburn ».

Sa misogynie lui a valu une vague de critiques sur « Twitter. »

Et ceux au bureau du Premier ministre ont fait une fois de plus ce qu'ils font si souvent ces temps-ci.

Ils ont demandé à Brazeau de s'excuser publiquement, ce que Brazeau a fait, et comme les autres conservateurs qui s'excusent - sur le bout des dents.

On se demande qui chez les conservateurs sont les « Tweeters » et qui sont les « Twits. »

 

 

 

 

 

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