Les avocats nous coûtent beaucoup

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Ça ne dérange pas Stephen Harper

Quand c\'est pas toi qui paie...

Le gouvernement canadien a payé plus d'un demi-milliard en frais d'avocat l'année dernière - 500 800 000 $ pour être exact. C'est de l'argent.

Stephen Harper aime bien le litige. À ceux qui le menace de le traîner en cour, il leur répond très souvent « viens-t'en! »

C'est facile. Ce n'est pas lui qui paye les avocats; ce sont nous, les contribuables.

On se rappelle de l'ancienne ministre Helena Guergis que Harper a mis à la porte sans aucune bonne raison.

Elle s'est trouvée un avocat et a intenté des poursuites contre Harper et une bonne partie de son équipage.

Harper aussi s'est trouvé un bon avocat et lui a fait face. C'est Harper qui a gagné en cour. Le juge a dit que Harper est le premier ministre et il a le droit de choisir qui il veut comme ministre. . . . ou d'expulser qui il ne veut pas.

Il n'a pas de compte à ne rendre à personne sur son cabinet de ministre, ni qui est dans son caucus parlementaire.

Mais c'est nous qui avons payé les avocats de Harper.

Souvent ce sont des ministères qui doivent engager des avocats de l'extérieur.

Dans le temps des libéraux le coût total des frais d'avocats n'étaient que de 90 000 000 $ par année. C'était dans un temps beaucoup moins litigieux qu'aujourd'hui. Et Harper n'était pas premier ministre.

Oui, nous avons un ministère de la justice qui fournit 138 000 000 $ en services juridiques aux autres ministères, ce qui réduit les frais payé à des avocats de l'extérieur du gouvernement.

 

Le ministère des Affaires indiennes est responsable pour 110 000 000 $ en frais d'avocats. On connait bien le scandale des écoles résidentielles. Il faut que cela se paye au coût de milliers d'actions en dommage. Il faut des avocats pour défendre le gouvernement.

L'Agence de revenu du Canada nous a coûté 70 000 000 $ en frais d'avocats. Ça se comprend. L'agence poursuit des milliers de Canadiens qui tentent de déjouer le fisc. Et souvent l'agence se fait poursuivre aussi. Il faut engager des avocats pour l'agence.

La GRC est responsable pour 21 500 000 $ en frais d'avocats. On sait combien de femmes de la GRC sont en cour présentement parce qu'elles ont étés agressées sexuellement ou harcelées par des officiers masculins.

Dans bien de ces cas, la force choisit de se défendre en cour plutôt que de régler hors-cour. Ça coûte cher. Très cher.

Même la défense nationale est responsable pour sa part - 15 000 000 $. C'est honteux de le dire, mais des fois des anciens combattants, blessés en Afghanistan, doivent aller en cour pour recevoir ce qui leur est dû et parfois le ministère n'est pas prêt à payer sans être obligé par la cour.

Le gouvernement Harper pourrait toujours essayer de réduire les frais d'avocats en réglant plus souvent des causes hors-cour, mais ceux qui poursuivre le gouvernement n'ont pas toujours raison, et le public n'aimerait pas un gouvernement qui règle toujours hors-cour.

 

 

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Recent comments

  • peter wayne
    November 15, 2012 - 13:46

    C'est vrai que les avocats à Quebec coûtent chers, mais c'est souvent nécessaire. Je crois qu'il font du bon travail et contribuent beaucoup au monde. Merci pour cet article. Je ne savais pas toute cette information.

  • Adrien Pepin
    November 11, 2012 - 06:21

    Vous semblez omettre de mentionner sous quel regime politique toutes ces poursuites avaient debutes au depart. En tant que journaliste vous avez le devoir moral de demeurer objectif et de presenter les faits de parts et d'autre sans tenter de persuader votre auditoire. Votre moralite et votre adherence au code d'ethique laisse beaucoup a desirer.

  • Gino
    November 10, 2012 - 01:49

    Ce genre d'article ne devrait pas se retrouver dans l'Écho de La Tuque. C'est juste du chiâlage partisan fait sans recherche approfondi. Je ne vois pas où est la mission d'information. Oui, il y a eu plusieurs dépenses faites pour des avocats au sein de la fonction publique fédérale, cependant rien ne dit qu'elles ne sont pas justifiées. C'est triste de laisser n'importe qui écrire n'importe quels commentaires non professionnels sur la page internet d'un journal local ayant une bonne crédibilité aux yeux des citoyens concernés.