La crise est plus sérieuse que jamais

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Ça pourrait devenir un autre Oka

Ça va trop mal...

La crise entre Stephen Harper et les autochtones s'aggrave de jour en jour.

Les indiens canadiens bloquent des grandes routes et des voies ferrées qui traversent leurs réserves. La police refuse de les arrêter. Pour eux, c'est plus un conflit entre eux et Harper qu'un crime.

La nouvelle du conflit fait le tour du monde dans les journaux, à la télévision et sur l'Internet, dans toutes les langues de la planète.

Les indiens ont recours aux tribunaux et gagnent plus souvent qu'à leur tour contre Harper. C'est comme si même les juges étaient de leur bord, ou plutôt que la loi et la Constitution sont avec eux.

Harper a une armée de blogueurs qui lui sont fidèles, utilisant l'Internet et les média sociaux pour discréditer Theresa Spence, la Chef de la misérable réserve d'Attawapiskat, situé au bord d'un marécage de la Baie James, à 700 kilomètres au nord de la plus ville canadienne.

La plupart des chroniqueurs dans les journaux sont du bord des indiens. Vincent Marissal de La Presse parle des Haïtiens du Nord. Il trace un portrait décourageant.

C'est la même chose en Europe.

On sait combien les Européens s'intéressent à nos « Indiens. » Et quand il s'agit de de misère, de pauvreté, sous-alimentation, alcoolisme, des problèmes de santé de ces mêmes indiens, ça les intéresse encore plus.

Même les Nations-Unies s'inquiètent de nos autochtones. Le rapporteur de l'ONU sur les peuples indigènes, James Anaya, a fait une déclaration cette semaine contre le traitement que subissent nos autochtones.

Anaya est venu lui-même constater la situation à Attawapiskat l'année dernière. Il n'avait rien de bon à dire. Harper était furieux que l'ONU se rendre ici pour faire enquête dans ses affaires.

Peu après les Nations-Unies ont décidé qu'ils ne voulaient pas Harper ni son Canada comme membre du Conseil de Sécurité de l'ONU. C'était un « snob» d'immenses proportions à Harper. Des fois c'est plus payant de s'occuper de ses peuples autochtones.

Au Canada le sort que vivent nos autochtones sur la plupart des 615 réserves a été diffusé et rediffusé cette semaine à la  télévision.

Plus de 33 000 Canadiens ont signé des pétitions en faveur des autochtones dans les derniers 24 heures.

Le mouvement autochtone ‘Idle No More' (On ne flânera plus) - l'œuvre de quatre femmes autochtones -- a réussi à attirer l'appui des milliers d'étudiants et des dizaines de milliers de citoyens.

Des étudiants, des regroupements de femmes du Québec, des associations de citoyens et des professionnels de toutes sortes se sont prononcés en faveur des autochtones.

À contrecœur, Stephen Harper a enfin accepté de rencontrer les leaders des Premières Nations cette semaine.

Harper a annoncé qu'il n'assisterait qu'au premier 30 minutes de la réunion de trois heures. C'est bien Harper.

On ne s'attend pas à beaucoup de la rencontre. Au moins au Québec on a eu La Paix des Braves, qui était quelque chose d'assez sérieux.

Reste à voir si Harper a assez de grandeur d'esprit pour en faire autant avant que les choses tournent encore pire.

 

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